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Vers la reconnaissance
juridique du document
électronique


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Définitions utiles


Vers la reconnaissance juridique du document électronique

La problématique de la preuve électronique en milieu ouvert

Etat présent du droit de la preuve

Le droit français de la preuve est basé sur la référence à l'écrit. Même si le contrat est valablement formé sans écrit du seul fait de l'échange des consentements des parties, la nécessité pour les parties d'en apporter la preuve impose en réalité le recours à un écrit.

L'écrit au sens traditionnel est le titre original revêtu d'une signature manuscrite et matérialisé dans un document papier. Un acte écrit est exigé pour toute convention dont l'objet vaut plus de762 Euros. Lorsqu'un écrit a été rédigé, on ne peut apporter la preuve contraire que par un autre écrit.

La signature est traditionnellement associée à une expression manuscrite fixée sur un document papier.

La signature n'est pas définie en droit français, même si le Code civil y fait référence à plusieurs reprises.

La signature remplit deux fonctions juridiques de base :
- identification de l'auteur ;
- manifestation de sa volonté (approbation du contenu de l'acte).

Ce principe de la preuve écrite comporte un certain nombre d'exceptions.
Les conventions de preuve sont parfaitement valables : il est possible pour les parties de prévoir dans un contrat que la preuve des contrats conclus s'effectuera par d'autres moyens que l'écrit.

La jurisprudence a reconnu la validité de telles conventions en matière de paiement par cartes bancaires (affaire Crédicas, 8 novembre 1989, D. 1990, 369).

C'est ce principe qui est utilisé pour l'EDI, Echange de Données Informatisées : un contrat cadre permet d'établir les conditions juridiques et techniques d'utilisation de l'EDI dans le cadre de relations commerciales et administratives. Les parties sont assurées de la validité et des effets juridiques des messages échangés.

Cependant, la validité de la preuve électronique et de la signature numérique reste contestable en dehors du cadre des conventions sur la preuve.

Une réforme du cadre juridique pour l'adapter aux nouvelles technologies apparaît inéluctable.

Le contrat en ligne
Il n'existe pas encore de texte définitif que ce soit au niveau européen ou en droit français, mais on tend incontestablement vers une reconnaissance de la valeur juridique du document électronique.

Le projet de directive sur les signatures électroniques
Elle définit un ensemble de critères qui constituent la base de la reconnaissance juridique de la signature électronique instituant notamment le principe de non-discrimination entre signature électronique et manuscrite (article 5).